Classé dans : Non classé — Catalarem @ 20 h 22 min
Joseph Kfoury en Master en Design Transport en partenariat avec la marque Lamborghini.
Que fais tu actuellement ?
Je m’appelle Joseph Kfoury, et je me trouves à Milan en ce moment, dans un école de design appelée SPD (Scuola Politecnica di Design)
Je fais un Master en Design Transport en partenariat avec la marque Lamborghini.
Comment t’es tu retrouvé chez Lamborgini ?
Après avoir eu mon bac Scientifique au Liban, je me suis tourné vers Paris pour étudier le Design Transport (auto, moto, bateau).
J’ai passé les exams aux 2 écoles de Paris qui enseignent cette spécialité (Créapole- ESDI, et Strate College), j’ai été accepté aux 2, et j’ai fini par choisir Creapole en fin de compte pour son immense carnet d’adresses notamment à l’étranger, et faut avouer que son emplacement en plein milieu de Rivoli a son charme
J’ai eu mon master (M2) au bout de la 5ème année, en mai 2008, me suis pris un peu de vacances puis commencé à refaire mon portfolio afin de pouvoir l’envoyer aux compagnies et avoir du boulot.
En faisant cela, je tombe sur internet sur l’annonce de l’inauguration du master chez SPD en collaboration avec Lamborghini, et que des bourses seraient offertes.
Je les contacte par simple curiosité tout d’abord, j’envoies un bref aperçu de mon portfolio en ligne, et un mois plus tard on me recontacte pour me dire que j’avais gagné une des 4 bourses offertes par Lamborghini.
J’ai accepté avec un peu d’hésitation au début, après tout je voulais quand même commencer a gagner mon pain, non pas me retrouver avec une 6ème année d’études, mais en voyant l’état du secteur automobile en ce moment avec la crise, je me rends compte que j’ai très certainement fais le bon choix, sinon ça aurait été chômage garanti, ou bien free-lance en design produit au mieux.
Ici je m’améliore au niveau technique, j’obtiens un double master, une autre langue sur le CV, plus de contacts, etc…
GM (General Motors) Eccho Véhicule écologique dont l’ouverture des portes s’inspire des ailes d’un scarabé
Que pensais-tu de ton école ?
Première année préparatoire, histoire d’orienter les étudiants (bien que peu nécessaire pour moi et les gens de ma section en général, le choix est souvent fait bien avant, c’est un métier de passionnés d’automobile surtout), suivie de 4 années de spécialisation, un premier diplôme en 3eme année, mais s’arrêter là serait ridicule, il faut aller jusqu’au master de 5eme année.
Au tout début les mauvaises rumeurs qui circulaient a propos de Créapole et le fait que ce ne soit pas reconnu par l’État, juste par les compagnies, nous faisaient peur…
J’ai souvent remis en question mes choix, mais en fin de compte, et avec le recul, j’ai été plutôt pas mal formé a Creapole, à savoir qu’on nous y apprend à PENSER, que ce soit au niveau marketing ou nouvelles technologies et matériaux, et à mettre de la philosophie derrière le Design et non seulement dessiner de belles lignes, et pour preuve, je me débrouille plutôt très bien ici, alors que j’ai en face de moi des gens de partout dans le monde (16 nationalités dans ma classe, sur un total de 24 élèves), qui justement, agissent pour la plupart en tant que simples dessinateurs ou stylistes, au lieu d’être des concepteurs, comme on m’a appris à faire à Paris
(Ehhh oui, ceci est un compliment direct à la France entière d’ailleurs, les français, vous savez penser !!! Les ritals, ça focalise un peu trop sur le simple superficiel “sensuel” )
Lotus Exquise basée sur un corset
La seule chose que j’ai pu reprocher à Creapole par le passé, c’est le manque de niveau technique par rapport au théorique, et que plein de gens dans ma section tout comme moi, ont dû apprendre à dessiner, mettre en couleur (markers ou palette graphique), modéliser en 3D et faire des maquettes presque tout seuls, les profs ne donnant que les bases (le système D c’est pas mal, certes, mais quand on paie une école si cher….on s’attend a plus)
Mais ça change aujourd’hui avec un nouveau management mis en place dans ma section, et la réputation de l’école au sein de l’industrie s’améliore considérablement depuis quelques années, et sinon pour les autres sections, notamment en Design Produit et Communication Visuelle, l’école se débrouille plutôt très bien, quasiment tout le monde de ma promotion dans ces 2 secteurs a trouvé un boulot à la sortie de Master.
L’ambiance et la vie étudiante au sein de Creapole sont formidables également (surtout au niveau du brassage culturel très très enrichissant).
Peugeot Pixel remplaçante hypothétique du Ludix
À quelles poursuites d’études celà t’engage t il ? Que compte tu faire l’année prochaine ? / À quelle insertion professionnelle ?
L’idéal, pour moi, en sortant de mon école en OCT 2009, serait un emploi en tant que designer (extérieur ou intérieur) chez l’une des grosses compagnies automobile ou les grands carrossiers.
Des fois , certaines boites nous cataloguent dès le départ, soit en tant que “styliste”, soit en tant que “modélisateur 3D”, sans jamais mélanger les 2 malheureusement, ce qui risque de devenir frustrant au bout de quelques années, mais bon…
D’ailleurs, un designer ne fera plus jamais des maquettes une fois embauché, presque à coup sur, ils ont des modeleurs professionnels que l’on pourrait simplement assister ou guide, sinon des Fraiseuses à 5 axes de folies pour faire les maquettes à partir d’un fichier 3D (en gros juste une façon très cool pour dire imprimante 3D :D)
L’avantage d’un designer auto c’est qu’on peut se diversifier, se recycler comme on dit, en produit voir même en communication visuelle pour certains, ce domaine étant plutôt très restreint…
GM Insight destinée aux USA et spécialement adaptée aux personnes en Surpoids
Quelles sont les qualités attendues chez un futur élève de ta section ?
Imagination courante mais sans oublier le réalisme, un minimum de savoir faire et de faisabilité,
Diversifier, s’éduquer soi-même, à savoir ne pas rester coincé dans l’automobile, le design s’étends sur le meuble, l’architecture, le graphisme, l’art des fois etc. etc…
Polyvalence si possible, (allant du dessin à main nue jusqu’à la réalisation de maquettes a l’échelle 1:4 en “Clay”, en passant par le 3D) …ça ouvrira bien plus des portes
Etre prêt à se déplacer et suivre son boulot, parler ANGLAIS, très très important, c’est un métier international après tout
Travailler en équipe est un Must! et d’ailleurs ne jamais tomber amoureux de sa création, car après l’intervention des ingénieurs et des gens en marketing, le design changera dans sa quasi totalité, donc il faudra avaler sa fierté et accepter les critiques des autres et travailler du mieux pour convaincre et VENDRE son design et l’intégrité de son idée…faut lutter pour son design
Aurais tu quelques travaux à nous montrer ?
Sur mon site internet brillamment réalisé par le Catalan !
Et bien merci Joseph pour cette interview franche et forte en chocolat !
Classé dans : Non classé — Catalarem @ 17 h 42 min
Médéric Mille en 3° année de licence d’arts appliqués à l’Université de Toulouse 2 Le Mirail.
Je m’appelle Médéric Mille. Après un Bac scientifique, j’ai fait une MANAA à l’ENSAAMA sur Paris et j’ai poursuivi dans la même école en BTS Communication Visuelle. Je suis actuellement en troisième année de licence d’arts appliqués à l’Université de Toulouse 2 Le Mirail.
Que fais tu dans ta section, concrètement ?
Nous pouvons partager les cours en deux parties : une partie théorique et une partie pratique. En effet, étant à l’Université, nous profitons de professeurs-chercheurs et ainsi on a des cours tels que analyse des arts appliqués, sociologie des arts, histoire de l’art, analyse des arts appliqués. Ce qui est intéressant c’est que chacun des professeurs ont une spécialité et font leurs cours suivant leur recherche. Nous changeons de professeurs à la fin du semestre qui permet de repartir avec des enseignants différents. Précisément, le cours d’arts numériques que l’on a eu au premier semestre était pour moi très particulier, il était vraiment passionnant, très intensif en théorie pour comprendre l’évolution des arts numériques mais aussi au niveau des exemples que l’on a pu voir. Je dirais que c’est la partie la plus différente d’un cursus de BTS, un savoir important au niveau des arts et de leurs compréhensions.
Sur le sujet “design de grand-mère” j’ai créé des manuels obsessionnels qui occupent le temps, permettent de faire travailler la mémoire et quelques fois rendent fou.
Dans la partie pratique nous avons une spécialité à choisir, j’ai choisi “cadre de vie” qui est un cours de création par rapport à notre environnement. Les projets sont divers : concours “europe by designer” (qu’est ce que représente l’Europe pour vous?), concours “betwin”(sujet architecture, urbanisme). Un cours de communication visuelle où cette année nous avons travaillé essentiellement sur de la vidéo et concours Chaumont. Nous avons cours d’expression plastique dirigé essentiellement par des artistes plasticien. Le cours de projet est notre cours principal, les sujets sont assez conceptuels dans le sens où l’on ne comprend pas toujours au premier abord, quelques exemples : ma grand mère fait du design, créer un objet à l’aide d’une pomme et de Dr Jeckyll et Mr Hide, négociation d’1 mètre cube,…
Le ruban adhésif “cm3/s” est un complément de signalétique qui permet d’intégrer la notion de temps par le déplacement dans l’espace. Ajoutez une autre dimension aux signes, mesurez du temps, découpez du temps, affichez la dimension t, “Négociez de l’espace-temps!”
Enfin nous avons un cours de séminaire. Il s’agit d’un sujet personnel auquel on doit répondre, une sorte de mini-mémoire. On s’impose une problématique et on se pose des questions, on rédige, on produit pour arriver à constituer une recherche importante. C’est un cours qui demande beaucoup d’investissement personnel.
Vidéo pour promouvoir les activités du CIAM (Centre d’Initiatives Artistiques du Mirail), le cinéma par exemple.
Je n’ai pas vraiment parlé de l’orientation générale de la licence. Nous ne pouvons pas le cacher, l’ensemble des professeurs pour les cours de projets sont essentiellement orientés vers le design produit. Cependant, il est possible de diriger autrement le sujet dans la mesure où l’on y répond et où l’on sait défendre ses projets (graphisme, textile, architecture,…). C’est très libre si l’on veut, on peut très facilement s’approprier les sujets comme des projets personnels. En ce qui concerne une classe d’université, c’est vraiment très difficile car nous sommes livrés à nous même. Nous sommes 60 élèves dans une classe autant vous dire que les professeurs ne connaissent aucun prénom si ce n’est ceux qui se mettent en avant. Il est très facile de se faire oublier (ou plutôt de ne pas se faire connaître) et de fuir la fac. Il faut savoir s’imposer une rigueur et profiter de cette enseignement. Pour ma part j’apprécie vraiment cette formation, je trouve qu’elle est très bien après un BTS. Après une formation comme le BTS en arts appliqués qui est très intensif et professionnalisant, il s’agit là d’une possibilité de reprendre ce que l’on a appris vers des sujets plus personnels où l’on peut prendre plus le temps de se les approprier. Ce qui est bien aussi c’est d’avoir une équivalence et de rentrer en licence 3 et d’obtenir à la fin de l’année un bac+3.
Concours Europe by Designer : qu’est ce que l’Europe signifie pour vous ?
Une unité, des unités.
À quelles poursuites d’études cela t’engage t il ? Que compte tu faire l’année prochaine ? / À quelle insertion professionnelle ?
Pour ma part, je souhaite intégrer une classe de DSAA communication visuelle car cet enseignement me permettra de pousser ma réflexion sur le graphisme, notamment avec la rédaction d’un mémoire en deuxième année. Si je n’ai pas cette formation je pense poursuivre en master car c’est un bon équivalent pour continuer une recherche liée au graphisme et pouvoir à côté de cette formation commencer une activité professionnelle.
Après une licence en arts appliqués il me semble que c’est très difficile d’avoir une insertion professionnelle c’est pour cela que je trouve bien de faire une licence en équivalence après un BTS. La plupart des personnes de ma classe ne se sentent pas après 3 ans à la fac de commencer à travailler.
Concours Chaumont 2009, “avoir 20 ans”, pour moi avoir 20 ans c’était avant un truc chiant : la recherche du stage, quelque chose qui est vrai pour tous.
Que penses tu de ton école ?
L ‘Université manque énormément de moyens c’est pourquoi les élèves ne se sentent pas capables de commencer à travailler directement après une licence. Il n’y a pas d’ordinateur et donc aucune formation technique possible sur les logiciels… Il faut tout faire de soi-même. Il n’y a aucun budget pour rien. La seule chose qu’il y a chaque année en Licence 3 est un workshop, cette année par exemple il s’agissait d’un travail avec Luki Huber (designer espagnol), deux semaines à Barcelone, mais avec une sélection de 7 élèves sur la classe. C’est un bon début, les professeurs font le nécessaire pour faire bouger les choses mais c’est difficile.
Quelles sont les qualités attendues chez un futur élève de ta section ?
Les qualités attendues sont principalement de la rigueur, car à la fac il n’y a pas d’appel, pas d’absence à justifier, on ne connaît pas ton nom, on ne t’attend pas. Tu dois montrer ton travail, montrer que tu as envie de faire des choses. Les professeurs veulent des gens réactifs qui viennent avec ce qu’ils ont fait sinon il vaut mieux rester chez soi. Motivation et création.
Aurais tu quelques travaux à nous montrer ?
Sur mon site !
Et bien merci Médéric pour toutes ces explications !
Juliette Étrivert en 2° année de DMA illustration à l’école Estienne
Que fais tu dans ta section, concrètement ?
“Si la question concerne les cours que l’on abordent, rassurons les parents sceptiques car il y descours généraux tels que français, histoire de l’art, éco-gestion et anglais (avec en bonus pour la première année: sémiologie et histoire des écritures sont au menu).
Dans la partie dite “atelier”, on a de l’illustration didactique(par exemple des prospectus explicatifs pour enfants sur l’immunologie, ou bien “construis ta ville aztèque en papier” etc… ça va du médical-scientifique au jeu wapiti intéractif, pop up etc), le LEG(laboratoire expérimentale graphique où l’on pratique l’impression traditionnelle type sérigraphie, lithographie, gravure et typo au plomb. On a 1 projet de livre par an et ça prend toute l’année, ya pas trop de place pour se faire des trucs persos), l’informatique(on y travaille la mise en page sur in design, la colorisation sur photoshop pour imprimer en offset etc, c’est un peu là où on se rend compte des contraintes énormes qu’implique de faire un bouquin), l’expression plastique (modèle vivant, cours projets expérimentales), et enfinl’illustration même (couverture de livre, adaptations d’extraits, illu de presse..).
Illustration autour des cons
Le plus souvent on s’ennuie un peu en première année parce qu’on a l’impression de faire des projets dans le vent, en plus on bade devant les 2eme année en se disant qu’on arrivera jamais à faire aussi bien, on se sent pas trop évoluer et ça frustre un peu. Et puis on a déjà envie de réfléchir au diplôme qu’on va faire vu que les 2eme année sont en plein dedans.
Du coup pendant les grandes vacances c’est l’émulsion. Les profs nous ont fait peur en nous disant qu’il fallait absoluement avoir 3 propositions de diplôme à la rentrée pétante; du coup on se torture un peu pour trouver des trucs, on lit des bouquins etc.En général on a une proposition sérieuse, un autre qui nous tente bien mais qu’on a pas trop travaillé et une 3eme qu’on a trouvé pour qu’il y en ait une 3eme (J’ai finalement choisie la 3eme…)
Travail de diplôme autour de Batman
Évidemment à la rentrée on a 1 proposition, 2 maximum, mais c’est là que ça devient vraiment passionnant. L’année 2 se caractérise par le fait que l’on a peu de projets, mais c’est déjà trop vu l’importance que prend le diplôme. On a un an pour faire un livre (adaptations de livre ou histoire inventée, mais aussi jeu, animation etc…tout et n’importe quoi si c’est justifié et bien calé) mais avant de pouvoir le commencer, on nous matraque à coups de demandes de fiches explicatives sur notre projet que l’on réécrit 36 fois de différentes manières, et une fois qu’on a simulé des entretiens avec nos profs et expliqué 500 fois le projet, on passe devant un vrai jury de professionnels de l’illu, de la presse, de l’édition (la directrice artistique des Editions du Seuil, Trappier du théatre le Rond Point, Catherine du Charlie Hebdo etc…) qui disent si notre projet est viable et nous donnent des conseils. C’est les mêmes qui reviennent à la fin de l’année pour valider diplôme et DMA…
Parallèlement à ça, on fait le concours international d’illustration de Bologne (Italie), des figures imposées (1 projet d’illu et 1 projet d’illu didactique qui servent à te sauver si tu as raté ton diplôme) ainsi que des dossiers écrits (type commentaire composé en plus freestyle et en images) en français, histoire de l’art et éco-gestion en rapport avec notre sujet de diplôme, notés aussi pour valider notre DMA (mais ça c’est plus en théorie, en vrai il faut avoir au moins 8 partout..), et le rapport de stage mis en page comme un vrai livre illustré (valide aussi le DMA) etc…(et puis on va en Italie pour le concours 1 an sur 2)
L’une des illustrations envoyée pour le Bologne
On est surchargé de boulot mais au final c’est très intéressant, surtout que l’on s’est considérablement enrichi mentalement et graphiquement du contact avec les autres de la classe (les profs ont volontairement pris des personnes aux styles très différents).
Le fait est qu’on regrette que la section ne fasse que 2 ans et pas 3 parce qu’on est obligé de mûrir d’un coup très vite entre les années 1 et 2 pour pouvoir vite trouver un projet qui pourrait être éditer vraiment. Alors c’est bien parce qu’on évolue très vite mais ça nous fait aussi tomber d’un coup dans l’aspect professionnel et un stress très important, où se rajoute en plus le fait qu’on doivent à nouveau postuler pour d’autres écoles pour continuer nos études…”
À quelles poursuites d’études cela t’engage t il ? Que compte tu faire l’année prochaine ? / À quelle insertion professionnelle ?
Alors les écoles où l’on postule ne s’arrètent pas forcément à l’illu : Il y a la 2eme année images imprimées aux Arts Déco de Paris, et les 3eme année illu et illu didactique aux Arts Déco de Strasbourg évidemment en continuité logique, le DSAA illu médicale à Estienne, mais il y en a qui postulent en animation aux Gobelins ou Esaat de Roubaix, il y a une 3eme année licence de Bande Dessinée à Angoulême. Après il nous reste la Cambre et St Luc en Belgique et la Fac. Les écoles à l’étranger sont hors de prix sauf dans les pays de l’Est et on peut postuler pour n’importe quels autres BTS (si on est capables de montrer des trucs en conséquences évidemment ou de paraitre très motivé…!)
Pour ma part c’est la section illu de Strasbourg qui m’intéresse le plus parce que par élimination c’est celle qui me correspond le plus, ils travaillent apparemment pas mal sur le coté narratif de l’illu entre autre et j’ai envie d’aller en erasmus en 4eme année.
Mais évidemment il n’y a pas de place pour toute la classe donc on a en projet d’essayer de monter un 3eme année officieuse type atelier pour continuer à travailler au cas oû rien d’intéressant ne s’offrent à nous.
Niveau insertion professionnelle, on peut aller démarcher des maisons d’édition, des magazines etc avec nos books dès l’an prochain, mais j’ai encore du mal à voir mon travail assez abouti pour être publiable. Mon projet personnel serait plus de monter un atelier aux multiples compétences (graphisme, illu, communication visuelle, textile, animation…)avec d’anciens camarades après mes études, pour ne pas bosser toute seule chez moi (les avis extérieurs c’est très important pour pas tourner en rond).”
Illustration
Que penses tu de ton école ?
“L’école à plein de moyen, mais je dois dire que la section Illu en rafle pas mal au dépend des autres sections: on a pu aller en voyage en Italie mais les typo ont pas pu aller en Suisse, on a du matériel quand on en demande etc…Prestige de la section Illu d’Estienne oblige. L’administration est un peu bizarre, on est des post-bac mais on est fliqué comme des collégiens (en 1ere année ils envoyaient mes absences à mes parents…), mais ils sont incapables de ne pas se faire voler tout les ans 15 Mac pendant les portes ouvertes ou des kilo de plaques de cuivre déjà gravés (malheur au DMA Gravure) par des mecs louches en bleus de travail…
Les profs d’illu sont un peu bordéliques mais on les excuse parce qu’ils sont très compétants pour nous pousser au max, nous aider à faire au mieux. Je veux surtout contredire l’ancienne rumeur disant qu’il y a un style Estienne en illu, c’est surtout faux depuis qu’il y a nos nouveaux jeunes profs, faisant qu’il y a une grande diversité dans nos boulots.
Par contre les cours de matières générales sont catastrophiques à Estienne.
Sinon l’ambiance est plutôt bien, il y a des expos de temps en temps, et quelques évènements type Press Citron ou la Semaine Culturelle qui sont très enrichissants, quelques fêtes, et ça me me suffit…”
Quelles sont les qualités attendues chez un futur élève de ta section ?
“Les profs nous ont choisi très différents les uns des autres graphiquement, donc je dirais qu’il faut être capable de se diversifier graphiquement tout en ayant un “ton” bien particulier, qui nous soit propre. Il faut être très perméable à ce qui nous entoure, les autres élèves, et ne pas se fermer. C’est possible surtout dans une classe de 12 (avec souvent bien plus de filles que de garçons). Je pense qu’il faut aimer le coté familial que celà créé du coup. Il ne faut pas avoir peur des nuits blanches aussi…et puis il faut prendre des sédatifs PC…
Mais je dirai qu’il faut surtout être fou et l’assumer. Il faut forcément l’être pour pouvoir trouver sans arrèt de nouvelles idées originales et inédites tout en répondant précisément à une demande. L’illustration c’est pas juste de savoir bien dessiner, mais savoir créer des univers et des histoires, donner une autre vision du texte.”
Aurais tu quelques travaux à nous montrer ?
Sur mon blog !
Et bien merci Juliette pour toutes ces précisions !